Selon d'où vous partez

Ce qui change selon d'où vous partez

La réglementation marocaine des changes ne fait aucune différence entre un Marocain de Bruxelles et un Marocain de Montréal. La fiscalité, elle, en fait une considérable.

Les écrans d'affichage des vols dans un terminal d'aéroport
Les écrans d'affichage des vols dans un terminal d'aéroport. Photographie de Atlantic Ambience, publiée sur Pexels.
La réponse courte

Côté marocain, le régime est le même pour tous les Marocains résidant à l'étranger : mêmes comptes, mêmes conditions de convertibilité, même impôt sur les revenus de source marocaine. Ce qui change d'un pays à l'autre, c'est le traitement que le pays de résidence réserve à ces mêmes revenus, et il dépend de la convention de non-double imposition signée avec le Maroc, dont la rédaction varie selon l'époque de sa signature.

Les huit pays traités

Le seul critère qui compte vraiment

Il tient en une question : votre pays de résidence exclut-il le revenu marocain de sa base imposable, en ne le retenant que pour calculer un taux, ou l'inclut-il en accordant ensuite un crédit d'impôt ? La convention France-Maroc de 1970 retient la première méthode pour l'immobilier. La convention Maroc-Belgique de 2006 prévoit au contraire une imposition partagée. Ce n'est pas une nuance de vocabulaire : les deux méthodes produisent des factures différentes, et l'écart s'amplifie avec le montant des autres revenus.

Ce qui est identique partout

Une confusion à écarter d'emblée

La résidence au sens de la réglementation marocaine des changes est définie par renvoi à la résidence fiscale, depuis l'article 2 de l'Instruction générale des opérations de change 2026. Ce n'est plus une notion autonome, contrairement à ce qu'on lit encore souvent.

La conséquence est directe pour ceux qui font des séjours prolongés au Maroc : franchir le seuil de résidence fiscale marocaine fait basculer tout le régime de change, pas seulement le régime d'impôt.

Deux passeports européens posés sur une carte, avec des billets en euros
Deux passeports européens posés sur une carte, avec des billets en euros. Photographie de Marta Branco, publiée sur Pexels.

Questions fréquentes

Le pays de résidence change-t-il quelque chose au régime marocain des changes ?

Non. L'Instruction générale des opérations de change traite de la même manière tous les Marocains résidant à l'étranger, sans distinguer selon le pays.

Pourquoi seulement huit pays ?

Ce sont les huit destinations où réside la plus grande partie de la diaspora marocaine et pour lesquelles la question revient le plus souvent. D'autres pays ont aussi des conventions avec le Maroc.

Une convention plus récente est-elle plus favorable ?

Souvent l'inverse, pour l'immobilier. Les conventions anciennes réservent plus volontiers l'imposition à l'État où le bien se trouve. Les modèles récents partagent l'imposition entre les deux États.

Où trouver le texte de la convention applicable ?

Auprès des deux administrations fiscales concernées. L'administration marocaine publie des fiches synthétiques par pays, l'administration du pays de résidence publie généralement le texte intégral avec ses avenants.

Faut-il un conseil dans les deux pays ?

Sur les sujets de transmission et de fiscalité, oui. Un conseil qui ne connaît qu'un côté ne peut pas voir l'articulation, et c'est justement là que se produisent les erreurs coûteuses.

Le changement de pays de résidence est-il à signaler ?

Il change la convention applicable et donc tout le traitement de vos revenus marocains. Ce n'est pas une formalité : c'est une remise à plat.

Page mise à jour le 11 août 2026. Version markdown de cette page · Toutes les sources · Comment ce site est fabriqué